Les transports à México D.F. vs à São Paulo

Deux capitales économiques, México D.F et São Paulo sont comparées ici du point de vue du transport et du trafic. Pour vous rendre au travail, vous serez certainement concerné(e) par cet article.

Petite précision avant d’aller plus loin : je vis à São Paulo, capitale économique du Brésil. La vie dans cette ville n’est pas représentative de la vie dans tout le Brésil. Pour connaitre Rio, par exemple, à une heure d’avion à peine, je peux vous affirmer que les différences sont considérables rien qu’entre São Paulo et Rio, pourtant brésiliennes toutes les deux. Ne généralisez donc surtout pas mes dires à tout le Brésil ! Et pour information, les habitants de São Paulo sont des Paulistas et ce qui appartient à São Paulo est « paulista » également.

1. Les bus à México D.F. vs São Paulo

pesero

Le bus mexicain n’a rien à voir avec le bus paulista. En effet, vous « sautez » dans le premier à chaque croisement de rue, vous payez le « pesero » (chauffeur) ou insérez vos pièces dans une « urne », directement à l’entrée du bus, ou en faisant passer aux autres usagers s’il est bondé (ceci pour les bus les plus anciens). Le paiement du trajet se fait uniquement en monnaie.

A São Paulo, les bus sont plus modernes, plus propres et plus grands. Vous réglez à la personne qui tient la caisse du bus, assise derrière celle-ci, située au milieu du bus. Le paiement du trajet se fait en monnaie ou à l’aide d’un badge que vous rechargez dans plusieurs endroits prévus à cet effet. Cette « validation » vous autorise à passer le tourniquet et soit vous assoir, soit rester debout lorsque tous les sièges sont pris.

Si vous restez debout dans un bus, dans les deux villes, je vous conseille d’être très vigilants : la conduite des chauffeurs de bus est … folle. Je pense même, pour avoir expérimenté les deux, que São Paulo est pire que le D.F.

D’ailleurs, en tant que piétonne, je me disais, en arrivant, « je ne prendrai jamais le bus ici, ils roulent trop vite et de manière irresponsable ». Finalement, j’ai du le faire, pour chercher un travail, pour aller prendre des cours de langues, etc. Au quotidien, à São Paulo, le bus est très pratique, et plus rentable que le taxi. Ce qui diffère de México D.F., où le taxi est très abordable et bien plus confortable que les bus mexicains. Là, mieux vaut le préférer au bus pour de longues distances dans la ville : vous gagnerez, en plus, du temps et comme tout le monde sait que le temps est de l’argent …

Petit aparté : d’une manière générale, la vie à México D.F. est bien moins onéreuse que celle de São Paulo. Les petits boulots existent dans les deux villes – je pense notamment aux vendeurs de café da manhã (petit déjeuner), à São Paulo, mais la possibilité de s’en sortir est moindre, le coût de la vie étant très élevé. Au Mexique, vous verrez beaucoup plus de vendeurs de tout et rien, de plats mexicains à manger rapidement, dans la rue même. Ce qui n’est pas vraiment permis à São Paulo.

2. Le trafic à México D.F vers São Paulo

trafic Faria

Si vous avez votre voiture, sachez que le trafic, aux heures de pointe, pour vous rendre sur votre lieu de travail et pour revenir à la maison, est complètement saturé dans les deux pays ! Ce sont des capitales économiques – l’une est aussi la capitale tout court-, la concentration despersonnes est telle qu’il y a un trafic monstre. Si vous allez contre le trafic, vous êtes vraiment chanceux, qu’elle que soit la ville où vous travaillez. Mais comme dans toutes villes du monde, aux heures de pointes, métro, bus, routes, sont bondés. 

3. Le vélo, c’est possible. Oui, mais…gare à votre vie !

Pour les plus courageux / téméraires, que ce soit à México D.F, ou à São Paulo, le Vélib existe ! Il ne s’appelle pas comme cela mais il est tout à fait possible de faire un bout de trajet en vélo emprunté à la ville 🙂

En revanche, sachez qu’il est presque suicidaire d’y faire du vélo si vous le pratiquez en semaine (le dimanche, des voies sont fermées, réservées aux cyclistes, dans les deux villes). Les cyclistes ne sont que très rarement respectés par les automobilistes et les bus. A part Polanco, au D.F,  où il vous sera possible de pédaler sur le « camellón » central de la rue Horacio ou sur la Reforma qui a des espaces aménagés. Quant à São Paulo, Faria Lima, entre autres grandes avenue du genre, prévoit des allées centrales spécialement pour les cyclistes. Malheureusement, il est rare de pouvoir effectuer 100% de son trajet sur des pistes cyclables à México ou à São Paulo.

Deux différences notables sur la conduite entre São Paulo et México : alors que les mexicains avancent quoi qu’il arrive, sans considérer une seconde qu’ils risquent de bloquer le carrefour et les automobilistes qui auront la priorité à leur tour, les Paulistas, eux, respectent au moins cela, en laissant le passage libre. En revanche, les mexicains s’arrêtent aux feux rouges. Les Paulistas, eux, pour la plupart, accélèrent dès qu’ils sentent que le feu va passer au rouge, pour être sûrs de le griller avant que celui des autres, qu’ils vont le croiser, passe au vert !!!

4. Et les piétons dans tout cela ?

Autant vous dire que les piétons, ne sont pas mieux lotis que les cyclistes. Je me demande encore pourquoi les mexicains et les brésiliens ont pris la peine de faire des passages piétons et de poser des feux pour piétons… puisqu’ils ne sont, dans 90% des cas, pas respectés. Les trottoirs, à certains endroits, ne sont pas plus praticables à São Paulo qu’à México. D.F. Il y a toujours des travaux partout, dans les deux villes. Par exemple, depuis début 2014, le trafic est paralysé, quelle que soit l’heure, à Polanco, la « Avenida Presidente Mazaryk » étant en travaux de rénovation, très importants. De même, à São Paulo, les travaux de construction d’immeubles neufs bloquent les rues de Vila Olimpia.

Choisissez le mode de transport adapté à vos horaires et surtout, étudier bien votre chemin pour ne pas perdre trop d’énergie en Amérique Latine !

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Melanie Simon Raze
Mélanie est spécialiste de l'accompagnement professionnel des expatriés. Elle l’a été 4 fois en 12 ans, en Europe et en Amérique Latine, ayant endossé les 3 profils de salariée en mobilité internationale, conjointe expatriée, employée en contrat local, elle a 12 ans d’expériences professionnelles dans des groupes internationaux, à des postes de niveaux cadre et manager.
Fondatrice de la structure Expat2work, Coach carrière et en développement personnel, elle accompagne professionnellement les expatriés en Amérique Latine notamment, mais aussi dans d'autres pays, ses conseils pouvant s'y appliquer.
Reconnue pour son dynamisme, son professionnalisme et sa sympathie, elle vous guidera efficacement, jusqu'à l'atteinte de vos objectifs personnels et professionnels sur place.

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