Transformer une expérience à priori négative en réussite personnelle

Ne jamais dire « jamais », surtout au Mexique

Après 4 ans de vie au Mexique, cela ne m’étais jamais arrivée (comme quoi, surtout en expatriation, il ne faut jamais dire « jamais ») : je me suis fait voler mon portefeuille. Cela s’est passé alors que je rencontrais une Expat2work au Pain Quotidien de la Colonia Nápoles. En cherchant dans mon sac à main, mon portefeuille pour régler ma note, je ne retrouve pas mon portefeuille. D’abord, je retourne tous les coussins sur lesquels je me suis assise, sur cette longue banquette, qui fait dos aux serveurs, à la vue de tous. Je m’agenouille pour vérifier qu’il ne soit pas tombé sous la banquette ou la table. Bref, je ne veux pas croire qu’il ait été volé : pas ici, pas moi !

Réaction des Mexicains versus la mienne

Les serveuses, très préoccupées par ma situation, appellent le gérant, qui descend immédiatement et me propose de visionner la séquence vidéo. « Cela prend 24h donc revenez demain », me dit-il, en espagnol bien sûr ! Sauf que le lendemain, le dit gérant n’est pas là. Voilà l’état intérieur dans lequel je me trouve mais que je me suis gardée de montrer (compétence interculturelle) !
Réaction expatriée devant les promesses non tenues des mexicains

C’est le sous-gérant, très aimable, qui m’explique le contre-temps de son supérieur. Mais, je n’en ai que faire, je suis là pour voir la vidéo, comme convenu la veille. Et d’affirmer que : « si je n’ai pas possession de cette vidéo à midi – ce qui leur laissait 2h30 -, j’avertirai tous les clients qu’ils risquent de se faire voler ici et que par conséquent, ils ne sont pas en sécurité. »
Entre parenthèses, parmi mes valeurs prédominantes (je fais passer un test de valeurs à tout nouvel expatrié qui débute son accompagnement avec moi), je suis persévérante. Dans ce cas précis, le mot le plus approprié est tenace. Je n’en ai pas démordu, Mexique ou ailleurs, j’aurais eu la même insistance pour qu’un tel incident ne se répète pas.

L’art et la manière d’appliquer ses compétences acquises en expatriation …

Finalement, à midi, mon interlocuteur, partageant mon état d’esprit, me passe le téléphone, pour que la personne en charge de la sécurité, détenteur de la vidéo, puisse me parler directement. Il me remercie pour ma réaction – celle d’avertir et de faire en sorte de renforcer la sécurité de ce café-restaurant qui les emploie. Nous convenons d’un RDV sur place le lendemain pour pouvoir me montrer l’épisode depuis son PC, la loi mexicaine interdisant d’envoyer, à un particulier, les vidéos de surveillance sans autorisation légale – à moins de déposer une plainte et je n’en avais plus le temps.
Le sur-lendemain du vol, j’y retourne donc pour la 3eme fois (autant vous dire que je connais bien goût des gaufres liégeoises !). Avant même de traverser la rue pour rentrer dans le café, je vois un garde à l’entrée : nouveauté. Les Directeurs de la chaîne, au D.F, ont, eux-aussi fait le déplacement. Et une fois que nous avions revu la vidéo ensemble, avec le Directeur de la Sécurité, je lui préconise de la montrer au personnel pour pouvoir communiquer sur le risque, sans alarmer les clients.
Quel impact concret et immédiat ! Voilà ce que j’ai réussi à faire, en maîtrisant mon espagnol malgré la situation de « crise », en gérant les différences culturelles, à exprimer mes pensées et mes idées de manière à ce que mes interlocuteurs me comprennent et agissent dans le sens escompté, sans renier mes valeurs.

…et d’en acquérir de nouvelles

Et moi dans tout cela ? Ils m’a été offert, à mon agréable surprise, d’être invitée aux Pains Quotidiens du D.F à chacune de mes venues. Personnellement, je n’en demandais pas tant ! Plus sérieusement, ce que j’en ai retiré est ma capacité à n’avoir eu aucun ressenti négatif de cet évènement (ce qui est, chez moi, une nouveauté). C’est ce qui m’a permis de gérer la situation et d’améliorer les choses. J’ai appris de mon erreur :, qui fut de retirer cette somme, sans pouvoir en remettre une bonne partie à la maison, avant d’aller retrouver une cliente dans ce lieu public. Mais, j’en conviens, cela n’excuse pas le vol. De plus, notre profil d’étranger est repérable et facilement repéré par des signes comme, par exemple, la montre portée sur cette photo, qui attire les pickpockets – au Mexique, comme au Brésil, où elle m’a été volée par les déménageurs ! Raison de plus pour ne pas tenter le diable : bon à savoir quand on est expatrié !
Pour moi, cette expérience est une réussite supplémentaire, de maîtrise totale (vue de l’extérieur et de l’intérieur) d’une situation à-priori négative.

En espérant que ce récit vous permettra de prendre des précautions supplémentaires mais surtout qu’il vous inspirera pour trouver et développer vos compétences personnelles en expatriation.

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Melanie Simon Raze
Mélanie est spécialiste de l'accompagnement professionnel des expatriés. Elle l’a été 4 fois en 12 ans, en Europe et en Amérique Latine, ayant endossé les 3 profils de salariée en mobilité internationale, conjointe expatriée, employée en contrat local, elle a 12 ans d’expériences professionnelles dans des groupes internationaux, à des postes de niveaux cadre et manager.
Fondatrice de la structure Expat2work, Coach carrière et en développement personnel, elle accompagne professionnellement les expatriés en Amérique Latine notamment, mais aussi dans d'autres pays, ses conseils pouvant s'y appliquer.
Reconnue pour son dynamisme, son professionnalisme et sa sympathie, elle vous guidera efficacement, jusqu'à l'atteinte de vos objectifs personnels et professionnels sur place.

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